Là où le vélo devient une religion
Ici, le vélo n’est pas un simple loisir. C’est une religion.
En approchant de Girona, on sent immédiatement cette vibration particulière. Les routes semblent chargées d’histoires, de passages, d’efforts répétés. Girona n’est pas une ville étape : c’est le cœur battant du cyclisme moderne en Europe, un lieu où l’on vient rouler autant que ressentir.
Le Barri Vell : rouler dans l’histoire
La ville aux pierres grises nous ouvre les portes du Nord. En traversant le Barri Vell, les pneus résonnent sur les pavés anciens, sous l’ombre de l’imposante cathédrale rendue célèbre par Game of Thrones.
C’est un labyrinthe de ruelles médiévales, de ponts colorés sur l’Onyar et de petites places animées. Ici, le café cycliste est une institution, un rituel presque sacré où l’on refait le monde autour d’un espresso.
Le lac de Banyoles : une parenthèse hors du temps
Juste au-dessus de la ville, le paysage s’ouvre soudainement sur le Lac de Banyoles.
L’eau est calme, presque irréelle. Le rythme ralentit naturellement, les jambes trouvent leur cadence, l’esprit se pose. C’est un moment de transition, un souffle avant de replonger dans l’aventure.
La Garrotxa : un décor volcanique et sauvage
Puis vient la Zone volcanique de la Garrotxa.
Le décor devient féerique, presque préhistorique. La route serpente entre quarante volcans endormis, dissimulés sous une forêt dense de hêtres. Dans la mythique Fageda d’en Jordà, le silence enveloppe tout. Chaque coup de pédale résonne différemment.
Un acte charnière de l’aventure
Cet acte 2 n’est pas qu’un simple passage géographique.
C’est une immersion totale, un moment où le bikepacking prend toute sa dimension : rouler lentement, observer, ressentir. Et surtout, se souvenir pourquoi on est parti.


